Après l’Australie en juin, c’est désormais la Nouvelle-Zélande qui confirme à son tour la présence du virus H5N1 chez un oiseau sauvage. Face à cette progression de la grippe aviaire dans le Pacifique, les autorités calédoniennes appellent la population à redoubler de vigilance.
Le 20 juin, l’Australie a détecté pour la première fois le virus H5N1 chez trois oiseaux migrateurs sauvages dans des zones isolées d’Australie-Occidentale et d’Australie-Méridionale.
Aucun élevage de volailles n’a toutefois été touché et le pays conserve son statut de territoire indemne de grippe aviaire hautement pathogène chez les volailles grâce aux mesures de biosécurité mises en place.
La Nouvelle-Zélande a, pour sa part, confirmé mercredi un premier cas chez un labbe brun retrouvé sur une plage près de Wellington. Cette nouvelle détection confirme la progression du virus dans la région.
En Nouvelle-Calédonie, la DAVAR (SIVAP) a renforcé sa surveillance aux frontières et suit de près l’évolution de la situation avec les autorités australiennes. Le principal risque reste l’arrivée d’oiseaux migrateurs porteurs du virus.
Dans ce contexte, le gouvernement et la Société calédonienne d’ornithologie (SCO) invitent les Calédoniens à signaler tout oiseau sauvage retrouvé mort sans cause apparente, malade ou présentant un comportement inhabituel.
Les observations peuvent être transmises à la SCO au 83 89 40 afin de permettre d’éventuels prélèvements et analyses.
La surveillance concerne en priorité les oiseaux migrateurs et les espèces marines. Les autorités recommandent également de ne pas manipuler un oiseau mort ou malade sans protection.
L’enjeu est important pour la biodiversité calédonienne. Si le virus arrivait sur le territoire, il pourrait menacer plusieurs espèces endémiques, dont le cagou, mais aussi la sterne néréis calédonienne, dont il ne resterait qu’environ 200 couples. La DAVAR rappelle également aux détenteurs de volailles de respecter strictement les mesures de biosécurité et de signaler toute mortalité inhabituelle.
Le risque pour l’être humain reste, à ce stade, très faible.

