Réunie en commission exécutive après les élections provinciales, l’Union calédonienne (UC) affirme avoir conforté sa place de « première force politique du pays ». Le mouvement fixe ses priorités pour la nouvelle mandature et réagit à l’accord de gouvernance conclu entre l’Éveil océanien et les groupes non indépendantistes.
Dans un communiqué publié jeudi, et signé par son Président, l’UC estime avoir reçu « un mandat d’opposition, de proposition et de combat ». Le parti annonce que ses élus défendront notamment les dossiers du pouvoir d’achat, du soutien aux entreprises et à la filière nickel, des transports, de la santé, de la jeunesse et des réformes des finances publiques.
L’Union calédonienne affirme vouloir constituer « une opposition exigeante, force de proposition constructive », tout en poursuivant son engagement en faveur de la décolonisation.
Le mouvement revient également sur l’accord de gouvernance signé entre l’Éveil océanien et les groupes non indépendantistes. Sans attaquer directement son ancien partenaire, il indique « prendre acte de l’accord » et rappelle que « chacun assume ses choix devant les Calédoniens ». L’UC assure pour sa part vouloir « représenter fidèlement le mandat reçu, sans compromission sur les principes de notre mouvement ».
Enfin, le parti réaffirme qu’« aucune stabilité ne se construira sans les représentants du peuple kanak autour de la table » et appelle à renouer un dialogue fondé sur « la vérité, la justice et le respect mutuel ».
En conclusion, l’Union calédonienne assure qu’elle restera « vigilante, déterminée et tournée vers l’avenir de tous les Calédoniens », estimant que les électeurs seront les seuls juges de son action durant cette mandature.

