Dans un communiqué publié vendredi, le groupe politique indépendantiste Kanaky NC critique vivement l’accord de gouvernance conclu entre Les Loyalistes, Le Rassemblement et l’Éveil océanien, qui a permis l’élection de Virginie Ruffenach à la présidence du Congrès. Selon lui, cette coalition traduit un « verrouillage politique » des institutions plutôt qu’un respect du verdict des urnes.

Le groupe rappelle que les élections provinciales ont confirmé les 26 sièges du camp indépendantiste au Congrès, tandis que les formations non indépendantistes en ont perdu un au profit de l’Éveil océanien. À ses yeux, ce nouveau rapport de forces aurait dû conduire à une gouvernance plus équilibrée.

S’il prend acte de l’élection de Virginie Ruffenach, le président du groupe estime qu’elle résulte d’un « accord de circonstance » entre des formations opposées pendant la campagne électorale.
Il regrette également que la nouvelle majorité de 28 élus se soit attribué les principales responsabilités du Congrès, notamment la première vice-présidence et la présidence de la commission permanente, écartant selon lui « la première force politique du Congrès » des postes clés.

Le communiqué souligne en revanche le soutien unanime des 26 élus indépendantistes à la candidature de Dominique Fochi, présenté comme la preuve de leur capacité à se rassembler lorsque « l’intérêt supérieur du pays » l’exige.

Estimant que « les véritables perdants de cette journée sont les citoyens de la Nouvelle-Calédonie », Kanaky NC juge que cette logique de bloc contre bloc risque d’alimenter la défiance envers les institutions et de se reproduire lors de la prochaine élection du gouvernement.

Malgré ces critiques, le groupe assure qu’il poursuivra son action au sein des institutions pour défendre son projet politique, qu’il présente comme « fondé sur davantage de justice sociale et la poursuite de la trajectoire vers la pleine souveraineté. »

Photo Facebook Kanaky NC