Le secteur du tourisme fidjien monte au créneau après la présentation du budget national. Les professionnels dénoncent une nouvelle taxe de 5 % sur les services touristiques et estiment que le soutien à Fiji Airways ne doit pas être financé par les hôtels, mais directement par le budget de l’État.
L’Association des hôtels et du tourisme des Fidji (FHTA), qui représente une grande partie des acteurs du secteur, rejette cette nouvelle taxe. Selon elle, cette mesure revient à faire supporter aux hôtels, aux prestataires touristiques et, au final, aux voyageurs, une partie du coût du soutien apporté à la compagnie aérienne nationale.
Pour la FHTA, le débat ne porte pas sur l’utilité de Fiji Airways. L’organisation reconnaît que la compagnie est indispensable à la desserte de l’archipel et au développement du tourisme. En revanche, elle estime que son financement doit être assuré par l’État dans le cadre du budget national, et non par une nouvelle taxe pesant sur les professionnels du secteur.
Les hôteliers dénoncent également un manque de concertation. Ils assurent que la profession n’a jamais donné son accord à cette mesure, contrairement à ce qui aurait pu être laissé entendre lors des discussions autour du budget.
Autre inquiétude : l’impact sur la compétitivité de la destination. Avec cette nouvelle taxe, la fiscalité applicable à certains services touristiques atteindrait 17,5 % en tenant compte de la TVA existante, sans compter la taxe de départ déjà acquittée par les voyageurs. Selon les professionnels, cette hausse des prélèvements risque d’alourdir le coût des séjours, de provoquer des annulations et de rendre les Fidji moins compétitives face aux autres destinations du Pacifique.
Le débat intervient alors que Fiji Airways bénéficie d’un soutien de l’État pour faire face à la hausse des coûts d’exploitation, à l’envolée des prix du carburant et aux difficultés qui continuent de peser sur le transport aérien mondial. Si personne ne conteste le rôle stratégique de la compagnie nationale, les acteurs du tourisme refusent que son financement repose sur une nouvelle contribution imposée à leur secteur.
Source : Islands Business.

