La tension monte autour de la nomination du futur directeur général de la CAFAT. Au lendemain des élections provinciales, l’USOENC, la COGETRA-NC, FO et La FEDE demandent au gouvernement de suspendre la procédure de recrutement. Les quatre organisations estiment qu’une décision aussi importante doit être laissée aux nouvelles institutions.
Elles préviennent qu’en l’absence de réponse d’ici au 30 juin, elles appelleront à une mobilisation le 1er juillet devant la CAFAT.

Dans un courrier adressé au président du gouvernement le 25 juin, les syndicats réclament le report de la procédure. Ils souhaitent que la nomination du futur directeur général soit examinée en juillet par le conseil d’administration de la CAFAT, après la mise en place des nouvelles institutions.

Pour eux, rien ne justifie une telle précipitation. Ils rappellent que le mandat de l’actuel directeur général court jusqu’au 31 décembre 2026 et jugent qu’un gouvernement en fin de mandat ne devrait pas trancher un dossier aussi stratégique.

Les organisations syndicales soulignent également que la tentative de nomination du 24 juin n’a pas abouti, faute de consensus, y compris au sein du gouvernement. Elles y voient la preuve qu’une véritable concertation est nécessaire afin de préserver les principes de gouvernance paritaire de la CAFAT.

Elles mettent enfin en garde contre toute décision prise sans concertation, estimant qu’un passage en force porterait atteinte au dialogue social et au fonctionnement paritaire de la caisse.

Sans engagement du gouvernement avant le 30 juin, l’USOENC, la COGETRA-NC, FO et La FEDE donnent rendez-vous à leurs adhérents et à l’ensemble des salariés le mercredi 1er juillet à partir de 7 h 30 devant la CAFAT. Elles affirment vouloir défendre le paritarisme, la concertation et la gouvernance de la principale caisse de protection sociale du territoire.