À la veille des élections provinciales du 28 juin, les autorités se veulent rassurantes. Aucune opération d’ingérence numérique étrangère visant spécifiquement le scrutin en Nouvelle-Calédonie n’a, à ce stade, été détectée. C’est le constat dressé par le deuxième bulletin du Réseau de coordination et de protection des élections (RCPE).
Mis en place par le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN), le RCPE réunit plusieurs administrations chargées de surveiller et de coordonner la réponse de l’État face aux risques d’ingérence étrangère pendant la période électorale.
Même si aucune menace n’a été identifiée, VIGINUM, le service de l’État spécialisé dans la détection des ingérences numériques étrangères, rappelle que les tentatives d’influence prennent généralement quatre formes : discréditer le processus électoral, fragiliser la confiance envers les médias, chercher à favoriser ou à nuire à un candidat ou un parti, ou encore amplifier artificiellement des sujets sensibles afin de polariser le débat public.
Pour la semaine du 22 juin, aucune de ces stratégies n’a toutefois été observée en lien avec les élections provinciales calédoniennes.
Si le risque numérique ne s’est pas matérialisé, les autorités n’en demeurent pas moins très vigilantes sur le terrain. Le Haut-Commissariat a déployé un important dispositif de sécurité afin d’assurer le bon déroulement du scrutin.
Au total, 2 400 membres des forces de l’ordre seront mobilisés, dont 16 escadrons de gendarmerie mobile. Quatre escadrons supplémentaires, représentant 280 militaires, ont été acheminés en renfort à l’approche des élections. À ces effectifs s’ajoutent 80 personnels spécialisés, notamment des officiers de police judiciaire et des agents de la BAC, portant les renforts à environ 350 hommes.
Des véhicules blindés seront également déployés sur l’ensemble du territoire. Les forces de l’ordre seront présentes aux abords des bureaux de vote afin de prévenir tout incident, rassurer la population et pouvoir intervenir rapidement si la situation l’exige. Les renforts devraient rester sur le territoire jusqu’au début du mois de juillet, sans qu’une date précise de départ n’ait été arrêtée.

