Après plusieurs mois d’enquête, la brigade de recherches de Koné est parvenue à élucider une affaire de vol avec violences et séquestration commise contre un retraité de 74 ans à Hienghène. Le procureur de la République a annoncé l’interpellation de quatre suspects, jugés ce vendredi devant le tribunal correctionnel.

Quatre hommes comparaissaient ce vendredi devant le tribunal correctionnel de Nouméa. Ils avaient été déférés le 3 juin dernier. Trois d’entre eux ont été placés en détention provisoire par le juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet, tandis que le quatrième a été placé sous contrôle judiciaire.

Selon les éléments communiqués, les faits remontent au 7 septembre 2025. Ce jour-là, vers 15h30, la victime se trouvait à son domicile lorsqu’au moins trois individus se seraient introduits dans son habitation. Le septuagénaire aurait été frappé à l’arrière du crâne avec une poêle en fer, puis roué de coups, provoquant sa chute et une perte de connaissance.
À son réveil, l’homme se serait retrouvé ligoté aux mains et aux jambes à l’aide de liens de fortune. Une couverture aurait également été placée dans sa bouche afin de l’empêcher de crier.
Pendant qu’un des agresseurs présumés le surveillait, les autres auraient fouillé le logement et dérobé du matériel multimédia, de l’outillage, du petit électroménager ainsi que des denrées alimentaires.

Les faits n’ont été signalés à la gendarmerie que le 15 septembre 2025, lorsqu’un proche a accompagné la victime à la brigade. Un examen médical pratiqué dans le cadre de l’enquête lui a accordé cinq jours d’incapacité totale de travail.

D’après le parquet, les investigations se sont révélées complexes en raison du faible nombre d’indices disponibles au départ. Les enquêteurs ont eu recours à des actes de police technique et scientifique et orienté leurs recherches vers l’utilisation d’un véhicule associé à un habitant de la tribu de Diahoué, à Pouébo.

Les gendarmes ont également établi un rapprochement avec un précédent vol commis au préjudice de la même victime en août 2025. L’exploitation d’un téléphone portable dérobé lors des faits a également permis de faire progresser l’enquête.

Les prévenus encourent jusqu’à dix ans d’emprisonnement.