L’Autorité de la concurrence a dévoilé sa feuille de route pour 2026-2027 dans un contexte économique toujours fragilisé par les conséquences de la crise de mai 2024 et par la persistance de la vie chère. Elle fixe deux priorités : soutenir le pouvoir d’achat et accompagner la transformation économique du territoire.
Le premier axe vise directement les dépenses des ménages, avec une surveillance renforcée de trois secteurs clés : la distribution alimentaire, le transport et l’automobile.
Dans un territoire où les écarts de prix avec la métropole peuvent atteindre jusqu’à 75 % pour certains produits, l’Autorité prévoit notamment une analyse approfondie des mécanismes de formation des prix dans la grande distribution. Elle entend également contrôler les pratiques commerciales entre fournisseurs et distributeurs et se réserve la possibilité de sanctionner les comportements anticoncurrentiels.
Le secteur des transports, particulièrement sensible dans une économie insulaire, restera sous haute vigilance, avec un avis attendu sur la manutention portuaire, tandis que la distribution automobile sera examinée pour garantir le respect de la concurrence.
En parallèle, l’Autorité veut peser sur les évolutions structurelles de l’économie en suivant les réformes de régulation des marchés, en accompagnant le développement des télécommunications et en analysant les effets de l’intervention publique afin d’éviter les distorsions de concurrence.
À travers cette feuille de route, elle affirme son rôle dans la refondation économique du territoire, avec l’objectif de favoriser une économie plus compétitive, tout en maintenant un dialogue étroit avec les acteurs locaux et internationaux.
