Dans un communiqué publié à l’issue du second tour des municipales, le FLNKS salue la mobilisation de son électorat tout en livrant une lecture politique du scrutin. Le mouvement estime que ce second tour a été marqué par une mobilisation visant à faire barrage à ses listes, pourtant arrivées en tête dans de nombreuses communes au premier tour.

Le FLNKS pointe particulièrement le rôle de l’UNI, accusée d’avoir procédé à des fusions jugées opportunistes, parfois avec des formations loyalistes, dans le but de mettre en échec les listes UC-FLNKS. Ces alliances auraient permis d’obtenir des majorités à Poum, Pouébo et à l’Île des Pins, mais aussi de peser dans d’autres communes comme Canala.

Pour le mouvement, ces choix traduisent un virage préoccupant de l’UNI, accusée d’avoir fragilisé l’unité du camp indépendantiste en s’inscrivant dans une dynamique convergente avec les partis loyalistes et l’État autour du projet d’accord de Bougival.

Malgré ce contexte, le FLNKS affirme avoir très largement conservé sa position de première force politique indépendantiste, avançant des chiffres en sa faveur avec 63 % des suffrages contre 26 % pour l’UNI, et évoque un revers pour cette dernière, y compris dans certains de ses bastions.

En dépit de ce qu’il décrit comme des tentatives de manipulation de l’information par les loyalistes, le mouvement estime que les forces indépendantistes opposées à l’accord de Bougival sortent renforcées, tandis que l’UNI apparaît en recul.

Le FLNKS met enfin en garde contre toute tentative de passage en force d’une réforme constitutionnelle issue de cet accord, qui ferait peser un risque sur la stabilité du territoire, réaffirmant qu’aucune décision engageant l’avenir du pays ne saurait être prise sans son adhésion et appelant à la mobilisation pour les prochaines échéances.