Deux auteurs présumés d’un trafic de stupéfiants ont été présentés à la justice à Nouméa après une enquête menée par les douanes et le service territorial de police judiciaire. Plus de deux kilos de cannabis, de la cocaïne et de la méthamphétamine ont été saisis. Les deux hommes seront jugés vendredi en comparution immédiate.
Les faits remontent au 6 mars. Ce jour-là, les services des douanes procèdent au contrôle d’un véhicule dans le secteur de la rue Jacques-Iekawé. Le conducteur, domicilié au Mont-Dore, est trouvé en possession d’un gramme de cocaïne, de deux grammes de cannabis, d’une paille servant à la consommation ainsi que d’un gramme de méthamphétamine, plus connue sous le nom d’« ice ».
La perquisition menée à son domicile conduit à la saisie de 2 095 grammes d’herbe de cannabis, de dix sachets de cocaïne d’un gramme chacun et de matériel destiné à la culture de cannabis en intérieur.
Saisie à la suite de la procédure douanière, le service territorial de police judiciaire de Nouméa poursuit les investigations. L’enquête met en évidence un trafic de stupéfiants qui aurait débuté en juillet 2025. Les enquêteurs identifient également le fournisseur présumé, domicilié à Nouméa et originaire de Polynésie française.
Interpellé à son tour, l’homme est trouvé en possession de deux grammes de méthamphétamine. Selon les éléments de l’enquête, cette drogue aurait été introduite sur le territoire depuis la Polynésie lors de voyages en avion, dissimulée dans ses bagages.
Une somme de 45 000 francs CFP a également été saisie.
Dans cette affaire, cinq personnes identifiées comme consommateurs de stupéfiants ont également été convoquées devant la justice pour usage, dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité.
Les deux hommes suspectés d’avoir participé au trafic ont été placés sous contrôle judiciaire par le juge des libertés et de la détention, dans l’attente de leur comparution devant le tribunal correctionnel prévue vendredi 13 mars.
Le parquet rappelle que la méthamphétamine, encore rarement découverte sur le territoire, présente une dangerosité particulière pour la santé publique et souligne la réactivité des services des douanes et du service territorial de police judiciaire dans le démantèlement de ce trafic.
