Le tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie a rejeté ce jeudi 12 mars, le recours déposé par Muneiko Haocas, tête de liste « Nouméa, cœur battant », qui demandait la suspension de l’arrêté du haut-commissaire réorganisant les bureaux de vote pour les élections municipales à Nouméa.

Cet arrêté prévoit le regroupement des bureaux sur huit sites pour le premier tour du scrutin, prévu le 15 mars.

Saisi en référé, le juge a estimé que la requête avait été introduite trop tard pour caractériser l’urgence exigée dans ce type de procédure. Le recours a été déposé le 10 mars, soit plusieurs jours après la publication de l’arrêté, le 27 février, et à quelques jours seulement du scrutin.

Le tribunal ne s’est donc pas prononcé sur la légalité de la mesure. Le MNIS, mouvement auquel appartient la candidate, indique pour sa part que d’autres procédures restent en cours devant la juridiction administrative.

Bien que la réorganisation des bureaux de vote est notamment justifiée par les autorités par la destruction de certains sites lors des émeutes de 2024 et par des impératifs de sécurisation du scrutin, plusieurs listes opposées à cette organisation électorale dénoncent ces regroupements, estimant qu’ils pourraient compliquer l’accès au vote pour certains électeurs.

Cette organisation des bureaux de vote avait déjà été utilisée lors des scrutins de 2024 pour des raisons de sécurité et de logistique. Mais le contexte politique, l’enjeu très local des municipales et la dynamique de campagne expliquent en grande partie la multiplication des recours.