Les Loyalistes et le Rassemblement ont pris position, Mercredi 18 février sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie à travers un communiqué commun consacré à la réforme constitutionnelle issue des accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot.

Cette prise de position intervient après une tribune publiée dans la presse nationale par le Parti socialiste, dans laquelle celui-ci annonce qu’il ne votera pas en faveur de la réforme constitutionnelle sans préciser toutefois pas s’il votera contre, laissant ouverte l’hypothèse d’une abstention.
Une position dont les auteurs du communiqué disent « prendre acte ».

De leur coté, ils affirment qu’« il n’existe aujourd’hui aucune alternative crédible » à la mise en œuvre des accords, estimant que leur abandon ferait courir un risque majeur au territoire. « La Nouvelle-Calédonie traverse une crise économique, sociale et institutionnelle profonde », écrivent-ils, évoquant notamment la fermeture d’entreprises, la perte d’emplois, une offre de soins fragilisée et le départ de nombreuses forces vives.

Le communiqué met également en garde contre les conséquences politiques d’un renoncement à la réforme constitutionnelle. Selon eux, une telle décision conduirait à l’organisation des prochaines élections provinciales avec un corps électoral gelé, une perspective jugée « absolument inacceptable » et susceptible d’« affaiblir durablement le fonctionnement démocratique » des institutions locales.

Face à cette situation, les signataires estiment qu’il est désormais de leur responsabilité d’agir au niveau national. « Il est de notre devoir d’aller convaincre, un à un, les parlementaires », indiquent-ils, afin de permettre aux Calédoniennes et aux Calédoniens de se prononcer sur un projet d’avenir institutionnel.

Ils se disent convaincus qu’« un équilibre politique favorable existe au Parlement » et annoncent leur intention de rencontrer l’ensemble des groupes représentés à l’Assemblée nationale et au Sénat. Objectif affiché : rappeler que la stabilité institutionnelle constitue, selon eux, « une condition indispensable au vivre-ensemble et au redressement économique » de la Nouvelle-Calédonie.

Enfin, ils indiquent vouloir poursuivre leur mobilisation aux côtés des autres signataires des accords d’Élysée-Oudinot afin de sensibiliser les responsables nationaux à une réforme qu’ils jugent déterminante pour l’avenir du territoire.