Une nouvelle hausse de certaines taxes se profile en Nouvelle-Calédonie. Après les snacks et autres produits alimentaires, les pains spéciaux importés pourraient à leur tour voir leurs prix augmenter, sous l’effet d’un renforcement des protections de marché.

Les protections de marché s’inscrivent une nouvelle fois dans le paysage économique calédonien. Dernier exemple en date : le rétablissement d’une taxe de 250 francs CFP par kilo sur les produits extrudés, comme les snacks type « twisties », « cheese curls » ou « cheese balls », décidé par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.

Mais ce n’est peut-être qu’un début. Une nouvelle demande de protection vise désormais les pains dits « spéciaux » importés* : pains de mie, pains sans gluten, ciabattas, pains kebabs, libanais, hamburgers ou pains à burger.

Concrètement, il est question d’ajouter une taxe de 40 % calculée sur la valeur CAF, c’est-à-dire le prix du produit et son transport jusqu’en Nouvelle-Calédonie.
Cette nouvelle taxe viendrait s’ajouter à celles qui existent déjà : 6 % de droits d’importation et 22 % de TGC.

Si la mesure est validée, ce sont donc 68 % de taxes au total qui pèseraient sur ces produits. Une hausse qui serait inévitablement répercutée sur le prix payé par le consommateur.

Derrière cette décision, le débat reste sensible. Les pouvoirs publics mettent en avant la nécessité de protéger la production locale, tandis que les critiques soulignent les effets de ces protections sur le choix, la concurrence et le pouvoir d’achat, dans un contexte de coût de la vie toujours élevé. Certains pointent également le poids croissant des lobbys industriels et une offre de plus en plus contrainte pour le consommateur.

Un autre point interroge enfin : le silence de l’Autorité de la concurrence, peu présente dans le débat public alors que ces mesures ont un impact direct sur les prix et le choix des produits.