Agressions, cambriolages, peur permanente : les habitants de Poindimié n’en peuvent plus. Face à une violence croissante, largement liée à la consommation d’alcool dans l’espace public, un collectif citoyen tire la sonnette d’alarme et exige des réponses immédiates.

C’est un cri d’alerte, un appel urgent lancé par les habitants de Poindimié. Dans un courrier adressé aux autorités locales et à la gendarmerie, les signataires dénoncent une situation devenue « incontrôlable ». En une semaine seulement, la commune a été secouée par une série de faits d’une extrême gravité : agressions physiques, cambriolages, menaces au couteau et violences envers les plus vulnérables.

« Une personne âgée a été violemment frappée chez elle pour voler sa voiture. Une autre famille a vu des individus armés pénétrer chez elle alors que des enfants étaient présents », témoigne une professionnelle de santé du village, qui a décidé de fermer symboliquement son cabinet ce vendredi matin, en signe de protestation.

Fatiguée, inquiète pour sa sécurité et celle de ses patients, elle décrit un quotidien devenu insoutenable : « Ce n’est pas la soignante qui parle aujourd’hui, c’est la maman, la femme, l’habitante. Nous avons choisi de vivre ici pour la tranquillité. Ce n’est plus le cas. »

Les habitants décrivent une atmosphère anxiogène où la peur a remplacé la sérénité : peur pour les enfants, pour les personnes âgées, peur de sortir, ou même de dormir. Le lien avec la consommation massive d’alcool sur la voie publique est clairement établi dans le courrier : nuisances, agressivité, insécurité. Et un sentiment d’abandon : « Pas assez de patrouilles, réactivité insuffisante des forces de l’ordre, obligation de contacter Nouméa en cas d’urgence grave », déplorent-ils.

Le collectif exige des mesures immédiates : interdiction totale de l’alcool sur la voie publique, renfort visible des forces de l’ordre jour et nuit, plus de patrouilles, gendarmerie réactive sur place, et un vrai entretien des routes, des espaces verts et de l’éclairage public.

Les habitants demandent une réaction dans un délai d’une semaine à compter de la réception du courrier. À défaut, des actions collectives seront organisées pour défendre « le droit fondamental à vivre en sécurité ». Une pétition citoyenne circule déjà, témoignant de l’ampleur de la mobilisation.

Rendez-vous est donné ce lundi à 8h devant la subdivision, puis à 9h devant la mairie. Un rassemblement pacifique mais déterminé, pour que ce cri d’alerte soit entendu avant qu’il ne soit trop tard.