À vos marques, prêts… soldez ! Le Black Friday ne se contente plus d’un jour : maintenant, il occupe tout le week-end, du vendredi au dimanche. Trois jours pour dénicher LA bonne affaire, faire un peu chauffer la carte bancaire et tenter de résister aux vitrines qui susurrent « allez, tu la mérites ». Ambiance shopping intensif garantie — respiration ventrale conseillée.

Alors, promo ou pas promo ? Le consommateur s’élance dans la jungle commerciale, armé d’un calcul mental approximatif et d’un instinct de survie affûté. Ce prix barré, là, il était vraiment plus haut avant ? Ou juste légèrement fatigué ?

Sur les parkings, c’est la guerre : ça tourne en rond comme des requins autour d’un banc de thons. À l’intérieur, c’est Hunger Games au rayon électroménager : deux aspirateurs en promo, quinze concurrents déterminés. Les files d’attente serpentent jusqu’à l’extérieur, et même les terminaux CB commencent à perler de sueur.

Pendant ce temps-là, certains se demandent si le vrai gagnant du Black Friday, au final, ce n’est pas le commerçant, qui vide ses stocks pendant que les clients repartent avec une télévision dont ils ne savaient pas qu’ils avaient « absolument besoin », mais « à ce prix-là, tu comprends, c’était cadeau ».

Et puis il y a les irréductibles : ceux qui restent bien au calme à la maison, café en main, qui rêvent d’un Green Friday et attendant les bilans du dimanche soir : « record de fréquentation », « stocks épuisés », « merci à nos clients fidèles ». Ils pourront fièrement dire qu’ils ont résisté… du moins jusqu’à Noël, où la bataille recommencera.

En attendant, bon Black Friday. Ou bonne Black Trilogie. Ou bonne chance, tout simplement.

Que la promo soit avec vous.