La province Sud initie son Projet Alimentaire Territorial (PAT) avec un premier atelier participatif prévu le jeudi 27 novembre à l’auditorium du CAPS. Une rencontre qui marque le lancement d’une démarche collective qui vise à repenser en profondeur notre rapport à l’alimentation, en s’appuyant sur les réalités locales et les besoins du territoire.

Aujourd’hui, bien manger ne se limite plus à une question de goût ou de pouvoir d’achat. C’est aussi un enjeu de santé publique, de solidarité, de durabilité environnementale et de développement économique. Le PAT porté par la province Sud veut répondre à ces multiples défis en rassemblant tous les acteurs concernés, des producteurs aux consommateurs, autour d’un objectif commun : construire ensemble une stratégie alimentaire plus résiliente.

Cette démarche ne part pas de zéro. Elle s’appuie sur de nombreuses actions déjà engagées par la collectivité en matière de production locale, de transformation, de circuits courts, d’éducation au goût, ou encore de lutte contre le gaspillage. Elle s’inscrit aussi dans un cadre plus large, aligné avec les priorités de la CAP-NC, les stratégies régionales du Pacifique et les dispositifs européens de soutien à la transition agricole et alimentaire.

Ce premier atelier est conçu comme un temps d’échange et de co-construction. Il permettra de mettre en lumière les initiatives existantes, d’identifier les projets prometteurs et de faire émerger des pistes concrètes d’action. Trois grands thèmes seront au cœur des discussions : la valorisation des produits locaux, l’accessibilité à une alimentation de qualité pour tous, et le lien entre alimentation, santé et éducation.

L’ambition est claire : bâtir une stratégie alimentaire provinciale réaliste, partagée, et surtout directement ancrée dans le vécu et les besoins des acteurs de terrain. Il ne s’agit pas de produire un document de plus, mais de créer un levier efficace pour agir, avec à la clé la possibilité de mobiliser des financements européens et des partenariats techniques déjà identifiés.

Tous les acteurs de l’alimentation sont invités à rejoindre cette dynamique : producteurs, transformateurs, distributeurs, acteurs de la santé, de l’éducation, du social, collectivités, associations, consommateurs… Car pour réussir cette transition alimentaire, chaque contribution compte.