Protégée, défiscalisée et chouchoutée par le marché local, Biscochoc joue aujourd’hui la carte de la “transparence” et du “dialogue” avec les consommateurs. Une opération de com’ qui passe mal, surtout quand le chocolat, souvent jugé moyen ou en tout cas “pas toujours à la hauteur du prix affiché n’avait jusqu’ici de calédonien que le nom : seule la transformation se faisait sur place. Mais soyons honnête, il paraît que les choses vont bientôt changer…
Il fallait oser. Après des années à écouler du chocolat ordinaire à prix de luxe, Biscochoc se découvre une âme d’écoute. La marque invite les Calédoniens à “prendre la parole” et promet une belle “démarche de transparence”
Le problème, c’est que le mot “transparence” a parfois un drôle de goût. Car derrière les slogans sucrés, l’entreprise vit depuis longtemps sous cloche : protections de marché, défiscalisation généreuse et concurrence limitée. Résultat : les Calédoniens, eux, sont privés de choix… ou condamnés à payer leur chocolat à prix d’or.
Et pendant qu’on nous parle dialogue, la nouvelle chocolaterie sort de terre : un investissement de 2,7 milliards de francs, financé en partie par une défiscalisation locale d’un milliard, pour une promesse d’à peine quelques emplois supplémentaires. De quoi fondre de plaisir… ou de perplexité.
Avant de tendre le micro aux consommateurs, Biscochoc aurait peut-être dû commencer par répondre à une question simple : comment justifier de tels prix pour un chocolat qui, jusqu’ici, n’avait de local que l’emballage ?

Alors, n’hésitez pas, c’esr le moment de donner votre avis ➡️ La parole est à vous

