Après les émeutes de mai 2024 qui ont fortement endommagé ses infrastructures, le réseau Néobus s’apprête à entrer en phase de reconstruction. Soutenu par une subvention exceptionnelle de l’État, le chantier doit débuter fin 2025 pour permettre la reprise de la ligne 1 en 2026, entre Nouméa et Dumbéa.
Le Néobus, à l’arrêt depuis l’insurrection du 13 mai 2024, va enfin entamer sa reconstruction. Une subvention exceptionnelle de 579 millions de francs CFP accordée par l’État permettra de financer les travaux, annoncés par le haut-commissaire, Jacques Billant, et le Syndicat mixte des transports urbains (SMTU). Le chantier doit débuter fin 2025, avec pour objectif une reprise de la ligne 1, reliant à nouveau Nouméa à Dumbéa, en 2026
Ce retour très attendu intervient après l’insurrection du 13 mai 2024, qui a mis le réseau hors service.
Stations incendiées, mobilier urbain détruit, systèmes d’information et de billetterie arrachés, chaussées endommagées : le SMTU a évalué les dégâts à près d’un milliard de francs, dont environ 800 millions pour la seule ligne Néobus.
Depuis, les bus circulent sur un réseau profondément dégradé, loin de l’ambition initiale.
Au-delà du bilan économique, l’insécurité reste une réalité quotidienne. Les caillassages réguliers contre les bus et leurs passagers continuent encore aujourd’hui, compliquant la reprise d’un service normal et entretenant un climat de peur. Pour les usagers comme pour les conducteurs, le retour à la confiance sera aussi important que la réfection des infrastructures.
Dans ce contexte, la remise en service du Néobus n’est pas seulement un chantier technique. Elle symbolise la volonté de reconstruire et de restaurer un service public moderne, malgré les cicatrices laissées par la crise et les tensions toujours présentes sur le terrain.
