Dans un communiqué officiel publié ce lundi après-midi, le FLNKS annonce avoir validé un projet d’accord de principe sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Un texte, encore en état provisoire, qui marque une nouvelle étape vers la souveraineté du pays et devrait servir de cadre aux négociations à venir avec l’État français.

La délégation revendique une avancée majeure dans la reconnaissance du droit à l’autodétermination du peuple kanak.

« Nous avons acté que le droit à l’autodétermination, tel que reconnu par le droit international, soit affirmé comme un principe fondamental, et que la France s’engage à soutenir la reconnaissance internationale de la Nouvelle-Calédonie »

Le projet, poursuit le communiqué, suit une feuille de route définie par le FLNKS lors de son 44e congrès à savoir : une phase préparatoire avec l’État, une phase de négociation d’ici au 24 septembre 2025 pour signer un « accord de Kanaky », une période de transition vers la création d’une nouvelle nation puis des accords d’interdépendance avec la France et d’autres États.

Le texte prévoit « des avancées majeures concernant l’objectif de recueillir à terme l’ensemble des attributs de souveraineté. » 
La création d’un État de Nouvelle-Calédonie reconnu sur le plan international, le transfert immédiat de la compétence régalienne des relations extérieures, la création de la nationalité calédonienne préservant le socle du corps électoral citoyen du pays, ainsi que l’adoption d’une future loi fondamentale, véritable Constitution du pays.
Les autres compétences régaliennes (justice, monnaie, défense, ordre public) seraient transférées de manière progressive, sur la base d’un processus politique en plusieurs temps : résolution du Congrès à la majorité qualifiée, élaboration d’un projet conjoint avec l’État, puis approbation par consultation populaire auprès des nationaux calédoniens

Le FLNKS ancre également sa stratégie dans un cadre régional et international. Le communiqué évoque l’appui réaffirmé du Groupe Fer de Lance Mélanésien (GFLM) et du Comité spécial de décolonisation des Nations Unies, notamment lors du sommet du 23 juin à Port-Vila.

Le FLNKS insiste sur un chemin vers la souveraineté et la reconnaissance internationale, tandis que le document adopte une approche plus prudente, en parlant surtout d’une évolution du statut dans la République. Une différence de lecture qui pourrait avoir un impact important sur la suite du processus.