Le collectif SOS du NORD – Santé en péril tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités à intervenir d’urgence. « Il est impératif de garantir un accès équitable aux soins, de soutenir les professionnels de santé et de repenser la gestion du système médical. Sans action rapide, les répercussions sur la santé publique et la cohésion sociale pourraient être catastrophiques.« 

Dans le Nord de la Nouvelle-Calédonie, où résident environ 50 000 personnes, la crise sanitaire atteint des proportions inquiétantes. L’éloignement géographique, des infrastructures insuffisantes et une coordination défaillante des services de santé aggravent une désertification médicale déjà avancée.

La fermeture nocturne des urgences et l’arrêt de certains services essentiels, tels que la radiologie ou les lits d’hospitalisation, rendent l’accès aux soins encore plus complexe.
Les habitants des zones reculées, notamment à Belep ou sur les îlots de Poum, subissent de plein fouet cette situation. Ils doivent parcourir de longues distances, parfois à un coût élevé, pour se faire soigner.

De leur côté, les soignants restants font face à une surcharge de travail constante et à des conditions professionnelles précaires. L’absence de remplaçants ou de spécialistes, combinée aux retards de paiement des factures, accentue leur sentiment d’abandon et décourage les nouvelles installations. Par ailleurs, les patients renoncent parfois aux soins ou s’y prennent tardivement, ce qui entraîne des complications graves et favorise le recours à des méthodes d’automédication souvent dangereuses.

Les conséquences de cette crise touchent particulièrement les populations vulnérables, notamment les enfants, les femmes enceintes, les personnes âgées et les handicapés. Les délais de traitement et le manque de soins adaptés compromettent gravement leur santé.

Confronté à cet état critique, « SOS du NORD – Santé en péril » exhorte les autorités à agir rapidement pour redresser un système au bord de l’effondrement.