Le secteur du BTP en Nouvelle-Calédonie est dans une situation de plus en plus critique. Malgré les milliards d’euros annoncés par l’État, aucune action concrète n’a été mise en place : aucun chantier n’a démarré, aucun appel d’offres n’a été lancé, et la précarité des entreprises ne cesse de s’aggraver.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes ! Une entreprise sur deux pourrait cesser son activité dès janvier 2025, menaçant près de 3 000 emplois, sans compter les travailleurs indépendants.
– 42 % des entreprises ont vu leur chiffre d’affaires chuter de plus de 50 % depuis mai.
– 80 % des entreprises ne disposent d’aucune visibilité au-delà des trois prochains mois.
Face à cette situation, des centaines de salariés risquent de perdre leur emploi dès le début de l’année 2025, si rien n’est fait.

L’argent annoncé par l’État reste invisible sur le terrain. Sans projets lancés, sans activité générée, il n’y a pas de relance économique, et l’investissement public ne parvient pas à se concrétiser. Les professionnels du BTP, épuisés par cette instabilité, réclament de pouvoir travailler dans un environnement plus serein et prévisible. L’absence d’action dans ce secteur met en péril non seulement des emplois et des savoir-faire, mais aussi la stabilité économique de toute la Nouvelle-Calédonie.

La Fédération Calédonienne du BTP appelle donc à des mesures immédiates et à des actes concrets. Les professionnels ne peuvent plus se contenter de promesses. Il est urgent que l’État agisse pour transformer les annonces en réalités, sous peine de voir le secteur s’effondrer et l’économie calédonienne plongée dans une crise plus profonde.