La Nouvelle-Calédonie et les autorités australiennes sont actuellement en pourparlers concernant l’adhésion du territoire au programme Pacific Australia Labour Mobility (PALM). Ce dispositif, déjà ouvert à neuf îles du Pacifique et au Timor-Leste, vise à pallier les pénuries de main-d’œuvre en Australie tout en offrant des opportunités économiques aux travailleurs de la région.

Le programme PALM permet aux entreprises australiennes éligibles de recruter des employés lorsque les ressources locales sont insuffisantes. Les postes disponibles incluent des contrats à court terme, d’une durée maximale de neuf mois, ainsi que des contrats à long terme allant d’un à quatre ans, pour des emplois non qualifiés, peu qualifiés ou semi-qualifiés.

Ce mécanisme bénéficie particulièrement aux zones rurales et régionales d’Australie, ainsi qu’aux secteurs agricoles et agroalimentaires, en mettant à disposition un vivier de travailleurs fiables et productifs. En parallèle, il offre aux travailleurs du Pacifique et du Timor-Leste l’opportunité d’acquérir une expérience professionnelle en Australie, d’améliorer leurs compétences et de soutenir leurs familles en envoyant des revenus dans leur pays d’origine.

L’adhésion de la Nouvelle-Calédonie à ce programme pourrait renforcer les liens économiques avec l’Australie tout en ouvrant de nouvelles perspectives pour les travailleurs calédoniens.

Un programme un peu contreversé et pas si clair que ça ? En effet, en 2023 plusieurs articles de presse ont mis en évidence la dépendance des travailleurs envers leurs employeurs, leur séjour en Australie étant conditionné par la continuité de leur emploi. Cette situation pouvantt les rendre vulnérables, en les exposant parfois à des abus et à des conditions de travail précaires, ce qui interroge sur l’efficacité des protections prévues par ce dispositif.