Le 15 octobre dernier, l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) alertait sur la toxicité des « courges amères » en raison du signalement de plusieurs cas d’intoxication liés à des courgettes locales au goût fortement amer. L’association EPLP tire la sonnette d’alarme.
Alors que des consommateurs ont récemment rapporté des cas d’amertume inhabituelle dans des courgettes achetées sur le marché de Moselle. L’association EPLP (Ensemble pour la Planète) se mobilise pour relayer l’alerte, en l’absence de communication officielle à ce jour.
Un risque méconnu, mais sérieux
Les courges (courgettes, potirons, citrouilles…) peuvent parfois contenir des cucurbitacines, des substances extrêmement amères et toxiques. Ces composés, naturellement présents dans les courges sauvages pour repousser les insectes, sont aussi responsables d’effets graves chez l’humain.
Les variétés alimentaires, normalement inoffensives, peuvent devenir toxiques à cause de croisements naturels avec des variétés amères ou ornementales.
Ces hybridations, courantes dans les cultures locales, donnent naissance à des courges visuellement identiques aux comestibles, mais au goût amer. Or, la cuisson ne détruit pas ces toxines.
Quelques cas locaux signalés
Des symptômes alarmants. La consommation de ces légumes peut entraîner des symptômes allant de simples troubles digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements) à des diarrhées sanglantes et une déshydratation sévère nécessitant une hospitalisation.
→ Goûter avant de cuisiner : L’amertume est le premier signe d’une éventuelle toxicité. En cas de doute, il est impératif de jeter le légume.
→ Éviter les variétés ornementales : Ces courges, souvent très décoratives, sont généralement toxiques et ne doivent en aucun cas être consommées.
→ Alerter en cas de symptômes : Toute personne ayant consommé une courge amère et présentant des symptômes doit consulter rapidement un médecin.
L’importance de la prévention. Face à ce risque, l’association EPLP appelle les pouvoirs publics à renforcer les contrôles et à mieux informer les consommateurs sur les dangers liés à la consommation de courges amères.
