Porté par Christopher Gygès, membre du gouvernement en charge de l’économie numérique, le projet de loi vise à réguler l’arrivée d’opérateurs satellitaires comme Starlink pour diversifier le marché de l’accès à Internet en Nouvelle-Calédonie.

L’objectif est de diversifier l’offre et d’améliorer la connectivité pour tous les calédoniens « qui peinent parfois à obtenir une connexion Internet de qualité » notamment dans les zones isolées où l’accès est encore limité, tout en protégeant l’OPT, acteur central de l’aménagement du territoire.

Cependant, cette ouverture du marché inquiète les syndicats de l’OPT, qui redoutent que l’arrivée d’autres opérateurs satellitaires ne fragilise l’office public.

Gygès défend, pour sa part, la nécessité de moderniser le secteur, soulignant que les Calédoniens méritent plus de choix en matière de connectivité, tout en préservant les acteurs locaux : « on ne peut pas maintenir des situations de monopole indéfiniment.”

L’exemple de Starlink en Australie

L’Australie, où Starlink s’est rapidement imposé dans les zones rurales, est un exemple suivi de près. En deux mois, l’opérateur a capté 0,5 % du marché, couvrant désormais 3 % des foyers, grâce à ses satellites en orbite basse, offrant une connexion rapide et fiable, avec une installation simplifiée.
Ce succès a obligé les fournisseurs traditionnels à adapter leurs infrastructures pour rester compétitifs.

En Nouvelle-Calédonie, la situation est plus complexe, car l’OPT joue un rôle crucial dans l’économie publique. Toute évolution du marché devra donc être encadrée avec soin.

Un enjeu stratégique pour la Nouvelle-Calédonie

Le défi est de taille : améliorer l’accès à Internet, surtout dans les zones reculées, tout en réduisant les coûts et en augmentant la vitesse de connexion, sans compromettre l’OPT. Ce débat pourrait redessiner le paysage numérique de la Nouvelle-Calédonie. Au final, le congrès tranchera.

Dans tous les cas, le congrès aura bientôt le dernier mot !