[BILLET D’HUMEUR] L’association Bethanie, le Centre d’Hébergement et de Reinsertion Sociale pour femmes victimes de violences a fermé définitivement ses portes ce jeudi 1er aout, faute de moyens financiers.

Cette fermeture survient dans un contexte particulièrement désastreux, celui de l’insurrection du 13 mai, qui a été marquée par des incendies, des pillages, des violences, une insécurité croissante et un chômage galopant. La mise à sac de l’économie locale a aggravé les difficultés financières des associations, pourtant vitales pour de nombreuses familles.

Avec un budget annuel de 80 millions de francs CFP, la situation est devenue critique lorsque seule 60 % de la subvention prévue en début d’année a été versée. Dissoute le 22 juillet, l’association a entraîné le licenciement de ses 11 salariés.

Pourtant, cette association a été pendant longtemps un soutien dans l’obscurité, offrant une aide sociale, médicale, un toit, une sécurité… un refuge pour les femmes calédoniennes victimes de violence. Elle a été là, fidèle et dévouée, remplissant un vide que beaucoup ne savaient même pas exister.

Aujourd’hui alors que le foyer doit fermer la présidente de la structure est victime d’un véritable lynchage médiatique

Le travail acharné des personnes, qui ont permis à l’association avec courage et passion, est désormais obscurci par une vague de haine injustifiée. Les insultes, les menaces et les fake news ont remplacé la reconnaissance pour l’engagement de cette équipe dévouée.

Les subventions ne sont pas un dû et blâmer les institutions est un raccourci facile qui ne résout rien. Les ressources ne sont pas infinies et le soutien financier doit être géré avec prudence et reconnaissance. Les subventions ne sont pas des droits acquis mais des soutiens précieux qui nécessitent reconnaissance et respect.

En dénonçant la fermeture de l’association, les haters devraient réfléchir à leur propre rôle dans cette situation. Peut-être qu’une plus grande solidarité et une meilleure appréciation de l’aide reçue auraient pu éviter ce drame ?

Droit de réponse et plainte Suite aux propos mensongers et diffamatoires tenus récemment sur l’antenne d’une radio locale lors d’une émission sur le sujet, l’Association a demandé un droit de réponse et annonce se réserver le droit de porter plainte pour diffamation.