Dans un contexte économique tendu, le Congrès a voté la semaine dernière des mesures « stratégiques » pour soutenir les secteurs clés. Au cœur de ces enjeux se trouvent le tourisme, l’extraction minière et l’industrie des produits sucrés. Ce sont environ 2,5 milliards à 3 milliards qui pourraient être collectés.

Une taxe sur le tourisme de croisière, acquittée par les opérateurs, touchera tous les passagers des navires de croisière – avec un minimum de cinquante passagers – faisant escale dans les ports calédoniens. Son montant pourra être de 1 500 francs par passager pour une escale à Nouméa, et de 500 francs pour les autres.
On estime que cet impôt pourrait rapporter approximativement 500 millions par an. Une somme affectée à 60 % au profit d’un fonds de développement et de promotion du tourisme de croisière ; 20 % au profit du port autonome et 20 % au profit du groupement d’intérêt économique Nouvelle-Calédonie tourisme.

Les deux textes destinés à appliquer les lois du pays sur la fiscalité minière, à savoir la redevance d’extraction et la taxe à l’export ont également été adoptés. Le rendement pour cette double fiscalité pourrait avoisiner les 700 millions de francs CFP cumulés.

Enfin, la délibération fixant les tarifs de la taxe sur certains produits alimentaires contenant du sucre a été approuvée. En revanche, les tarifs qui se basent sur la quantité contenue dans 100 grammes ou 100 millilitres, à partir de cinq grammes de sucre est fortement controversée.
Cette taxe devrait rapporter 1,5 milliards de francs par an, selon la consommation actuelle et les objectifs de réduction fixés.