Le président Louis Mapou et les membres de son gouvernement ont présenté le vendredi 3 mai, les grandes lignes d’un plan de relance économique pour la Nouvelle-Calédonie.
Face à la situation économique difficile, marquée par une croissance en déclin et des problèmes persistants dans le secteur du nickel, vital pour l’économie calédonienne, il est crucial d’adopter des mesures pour stimuler l’activité économique, restaurer la confiance des entreprises et créer des opportunités d’emploi.
Le président a souligné l’importance de l’effort collectif dans cette entreprise, mettant en avant la nécessité pour tous les acteurs de s’impliquer afin de réussir la relance économique. Il a exprimé la détermination du gouvernement à relever ce défi pour assurer l’avenir du territoire.
Pour Thierry Santa « Cette démarche est collective et volontaire. Elle a pour objectif le redressement de notre système économique et elle a aussi un objectif que je qualifie de psychologique. Dans le contexte actuel qui est morose, beaucoup de Calédoniens s’interrogent sur leur avenir. Cette démarche commune pourra peut-être apaiser quelques inquiétudes ».
Un plan de relance qui se concentre sur quatre axes principaux
La relance par la consommation – Le gouvernement prévoit de stimuler les dépenses des ménages pour soutenir l’activité économique. Cela pourrait impliquer des mesures telles que des réductions d’impôts pour les particuliers, des incitations fiscales à la consommation et des programmes de soutien financier directs aux ménages.
La relance par l’investissement – Le plan vise à encourager les entreprises à investir dans des projets à long terme. Des leviers tels que des subventions, des crédits d’impôt et des partenariats public-privé seront utilisés pour soutenir les initiatives d’investissement.
Le soutien à la trésorerie des entreprises – Pour assurer la survie des entreprises à court terme, le gouvernement prévoit d’adopter des mesures telles que des prêts à des conditions avantageuses, des reports ou des réductions d’impôts, des subventions directes et des programmes de garantie de prêts.
Le soutien à l’emploi et au maintien des compétences – Le plan comprendra des mesures visant à préserver les emplois existants, à en créer de nouveaux et à maintenir les compétences de la main-d’œuvre. Cela pourrait inclure des subventions à l’embauche, des programmes de formation professionnelle et des incitations au maintien de l’emploi.
En combinant ces quatre axes, le gouvernement souhaite mettre en place une stratégie globale visant à stimuler l’activité économique, à soutenir les entreprises et à préserver l’emploi, contribuant ainsi à une relance économique durable.
Un dialogue sera engagé avec la société civile et les acteurs économiques lors d’ateliers de travail pour discuter des mesures prioritaires à mettre en œuvre dans chaque secteur.
Une conférence économique et sociale est également prévue pour le 30 mai afin de présenter les propositions convenues et de finaliser le plan de relance économique.
