Suite aux exactions extrêmement violentes commises à Hienghène et Yaté dans un contexte de conflit interclanique, le week-end dernier le procureur annonce le traitement judiciaire des 2 affaires

Concernant Hienghène

Une enquête est ouverte des chefs de violences commises en réunion et avec arme et de destruction volontaire par incendie de biens mobiliers et immobiliers consécutivement aux faits commis le samedi 27 janvier vers 5h00 du matin au sein de la tribu de Lindéralique.

Rappel des faits

Samedi 27 janvier, neuf membres du clan BOUARAT se présentaient au domicile de la famille OPINE , installée depuis plusieurs années au sein de la tribu, pour obtenir leur expulsion «  de gré ou de force ». La famille refusait de quitter leur domicile,
Dans l’attente de l’intervention du grand chef, le groupe se livrait à des actes de violence en réunion d’abord sur le chef de famille, puis sur l’un de ses fils. L’examen médical de ces deux victimes a conclu à des lésions justifiant une incapacité totale de travail de 6 jours . En outre, l’un des agresseurs tirait plusieurs coups de feu pour intimider les victimes, sans toutefois les atteindre, tandis que quatre autres personnes incendiaient les locaux d’habitation du chef de famille, au moyen de la projection d’essence dans la maison.

Réponses pénales

La police a rapidement arrêté les neuf personnes responsables. Trois d’entre elles ont été convoqués au tribunal pour les violences, et les six autres, dont un mineur, ont été jugés plus sévèrement pour les actes de violence et l’incendie.
Le mineur a été placé sous surveillance judiciaire, et les cinq adultes ont reçu des peines de prison, dont certaines avec sursis, et leur est interdit de posséder des armes pour cinq ans.

Conflit interclanique à Yaté 

Il s’agit de faits de violences avec arme commis dans un contexte de conflit interclanique, durant la nuit du 27 au 28 janvier dernier au sein de la tribu de Touaourou, l’une des victimes toujours hospitalisée présentant une incapacité totale de travail de 45 jours.
Une enquête est en cours, visant quatre auteurs présumés à ce stade et trois mesures de garde à vue se poursuivent

Le procureur précise ne pas pouvoir communiquer davantage sur cette affaire à ce stade, mais précise plus généralement

Je souhaite avant tout mettre en avant l’action rapide et efficace des gendarmes pour arrêter les violences liées à des disputes foncières anciennes.
Je rappelle également que le rôle du ministère public est de s’assurer que les lois de la République sont respectées partout en Nouvelle-Calédonie, y compris dans les zones régies par des coutumes locales.
Enfin, il est important que les autorités coutumières prennent des mesures pour prévenir et résoudre ces conflits entre clans. Si nécessaire, les parties impliquées dans un litige doivent faire appel au tribunal des affaires coutumières pour régler leur différend.