Ce qui n’était, il y a quelques semaines, qu’une forte probabilité est désormais confirmé : El Niño est officiellement en place dans l’océan Pacifique et devrait continuer jusqu’en 2024 avec des conséquences importantes sur la météo mondiale.

Ce phénomène climatique se caractérise par un réchauffement d’une partie de l’océan. On parle d’El Niño lorsque la température des eaux du pacifique se situe à +0,8 °C par rapport à la moyenne et toutes les conditions atmosphère-océan ont été réunies au mois de mai pour favoriser son développement

L’organisme américain de référence, la NOAA, précise que les mesures effectuées à différents endroits de la zone concernée indiquent des valeurs entre +0,8 °C et +2,3 °C.
Le réchauffement de ces eaux est déjà important pour la saison. Une probabilité qui devrait se renforcer au cours de l’été (juillet-aout) et devrait approcher les 100% à la fin de l’automne, en novembre ou décembre

Des signaux indiquent un El Niño probablement intense

Même si la NOAA se veut prudente sur son intensité, de nombreux organismes météo sont assez confiants sur la probabilité d’un phénomène fort, voire même d’un super El Nino

Quoi qu’il en soit, ce phénomène climatique aura pour conséquence de réchauffer le climat mondial pendant 1 an, peut-être 2, en s’additionnant au réchauffement climatique lié aux émissions de gaz à effet de serre. 
Les conséquences seront importantes sur la météo des États-Unis, de l’Amérique du Sud, de l’Australie et de l’Asie, avec notamment l’assèchement de la forêt amazonienne, de la chaleur intense et des incendies en Australie, des hivers plus froid au nord de l’Europe, et une amélioration de la sécheresse dans l’ouest américain…