Il suffit de passer le pont…

Viaduc

Alors que les entraves à la circulation sur la RP1 au Mont-Dore font régulièrement la une de l’actualité avec ses innombrables caillassages, braquages, et autres blocages, un nouveau projet de contournement de la route de Saint-Louis a été présenté mardi par l’association Citoyen Mondoriens. 320 personnes avaient fait le déplacement.

Une route de contournement, mais pas que…

Pour le président de l’Association, le nom de « route de contournement » est réducteur.


Il s’agit non seulement de contourner « les obstacles » sur la RP1 mais aussi de répondre au problème d’engorgement avec 18 000 véhicules par jour sur ce tronçon, mais aussi de relancer une dynamique de développement économique et touristique qui ne peut se faire qu’avec l’apport d’une voie rapide supplémentaire.

Un viaduc de plus de 4 km entre St Michel et col barreau,

Parmi les 6 propositions formulées c’est le viaduc entre St Michel et le col Barrau qui a retenu tous les suffrages. les 5 autres solutions proposées ne répondent pas aux problématiques mondoriennes. Non seulement elles portent atteinte à l’environnement notamment à la mangrove sur le littoral et ne résolvent pas non plus le problème de sécurité

Un projet à 60 milliards de francs

le coût estimé du projet s’élève à environ 60 milliards de francs CFP, soit 10 fois le budget de la commune.
De nombreux modes de financement possibles ont été évoqués :

La participation de l’Europe et de la France, la Province Sud n’ayant pas la capacité financière a réalisé le projet seule.
Une solution de société d’économie mixte est également avancée elle pourrait inclure des entreprises privées et les mondoriens qui le souhaitent. La mise en place d’un péage a également été évoqué, mais il ne fait pas l’unanimité. Il appartiendra aux institutions décisionnaires de faire le choix sur le sujet, les arguments des deux cotés étant tout à fait légitimes.

Ce dossier récurrent, complexe à la fois politique, social et économique, sera prochainement soumis à la réflexion d’un groupe de travail. Quelle que soit la solution retenue, dix années seront nécessaires, à la construction d’une éventuelle nouvelle route.