La campagne de réservation du centre culturel Ko We Kara pour 2027 est ouverte. Pour déposer une demande, il faut d’abord prendre rendez-vous sur le site de la province Sud.
Les demandes seront reçues les 28 et 29 septembre, puis les 1er et 2 octobre 2026, de 8 heures à 11 h 30, à la DAEM, 1 rue Édouard-Unger à la Vallée-du-Tir. Les créneaux durent quinze minutes et tout retard supérieur à dix minutes entraînera l’annulation du rendez-vous.
Seules les demandes complètes seront acceptées. Les personnes intéressées devront fournir le formulaire renseigné avec les dates souhaitées, une pièce d’identité, un justificatif de domicile et un RIB. Aucune photocopie ne sera réalisée sur place.
Ko We Kara peut accueillir des manifestations culturelles, politiques, syndicales ou d’intérêt général, ainsi que des mariages coutumiers.
Les tarifs annoncés par la province Sud sont de 75 000 francs la demi-journée et 150 000 francs la journée complète, avec une caution de 100 000 francs. L’eau, l’électricité, le mobilier et la prise en charge des déchets sont compris. Le paiement doit être effectué deux mois avant la location, sous peine d’annulation.
Le locataire doit également prévoir au moins un agent de sécurité agréé pendant toute la manifestation et rendre les lieux propres. Un état des lieux est réalisé à l’entrée et à la sortie.
Des tarifs qui font réagir
L’ouverture des réservations a rapidement fait ressurgir la question du coût de Ko We Kara, notamment pour les familles originaires des îles Loyauté qui vivent dans le Grand Nouméa.
« Entre le prix exorbitant des billets d’avion et la vie chère, il est devenu quasiment impossible pour beaucoup d’entre nous de rentrer célébrer nos mariages à Lifou, Maré ou Ouvéa. On n’a pas d’autre choix que d’organiser nos événements ici, en province Sud, là où l’on vit. Et là encore, on subit des tarifs assommants pour louer Ko We Kara. »
L’auteur du message évoque un tarif de 175 000 francs la journée. Les conditions publiées par la province Sud indiquent toutefois un montant de 150 000 francs, auquel s’ajoute la caution de 100 000 francs.
Avant les événements de 2024, un collectif de coutumiers des trois îles s’était déjà mobilisé contre une augmentation des tarifs. Aujourd’hui, certains demandent où en sont les discussions et appellent la province Sud ainsi que les représentants coutumiers à se saisir à nouveau du sujet.
Un tel équipement a cependant un coût : entretien, eau, électricité, assurances, nettoyage, traitement des déchets et réparations. Toute la difficulté est de financer ces dépenses sans rendre la salle inaccessible aux familles qui en ont besoin.

