Les incendiaires du local des scouts interpellés

incendie

Deux individus âgés de 33 ans et de 20 ans ont été déférés ce matin au parquet afin de comparaitre devant le tribunal correctionnel selon la procédure de comparution immédiate. Ils sont accusés de vols aggravés et destruction volontaire de biens par incendie au préjudice de l’association des scouts et du parc provincial de la Rivière Bleue en décembre dernier.

Sur les faits reprochés aux mis en cause

Entre le 12 et le 13 décembre 2020, une série de faits étaient constatés au préjudice du parc provincial de la Rivière Bleue, en particulier des vols de matériels et un moteur de bateau dans l’atelier-dock du parc suivis d’un incendie volontaire, le cambriolage de plusieurs logements de passage et du poste d’accueil, la destruction volontaire par incendie du logement du gardien, le vol de quatre véhicules .

Un rapprochement entre les deux affaires

Par ailleurs, les enquêteurs procèdent à un rapprochement avec des faits commis sur la même période de temps au préjudice de l’association des scouts de Nouvelle–Calédonie. En effet, le portail de cette association était découvert enfoncé, et deux bâtiments fracturés puis incendiés, après le vol de divers matériels

Dans le cadre d’une enquête minutieuse, les enquêteurs ont procédé à l’exploitation des indices ressortant de la découverte le 13 décembre 2020 de l’un des véhicules volés, laissé au col de Ouénarou et contenant des objets provenant tant des locaux du parc provincial de la Rivière Bleue que de ceux appartenant à l’association des scouts, venant confirmer le rapprochement initial opéré entre ces deux procédures .

Les deux mis en cause on reconnu leur implication

Lors de leur garde à vue, les deux mis en cause reconnaissaient leur implication dans les faits reprochés, dans un contexte d’alcoolisation. Le mobile principal porte sur la volonté manifeste de s’approprier un butin conséquent en termes de matériels ou de véhicules, conjuguée à une détermination pour incendier certains batiments .

L’un des mis en cause évoquait le conflit de l’usine du sud , sans toutefois donner davantage d’explications.

S’agissant de faits commis au préjudice d’associations ou d’établissement d’utilité publique ou dont l’intérêt social est reconnu et apprécié par les Calédoniens, et qui ont été fortement pénalisés dans leurs missions, le parquet a considéré que la voie de la procédure de comparution immédiate constitue un mode de traitement adapté dans la logique d’une réponse pénale empreinte de célérité et de fermeté.