Le FLNKS a officialisé son soutien à Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle de 2027, vendredi 6 novembre, lors d’une conférence de presse qui a également porté sur l’avenir du Front et la reprise du dialogue en Calédonie. L’Union calédonienne avait annoncé son soutien à la mi-octobre.
Le Front explique son choix par le calendrier défendu par La France insoumise, qui propose que la Nouvelle-Calédonie accède à l’indépendance le 1er janvier 2028. Une association avec la France pourrait suivre si les peuples concernés le souhaitent.
Christian Tein reproche à Emmanuel Macron d’avoir bousculé les équilibres de l’accord de Nouméa. Il assure qu’il discutera avec la personne qui lui succédera à l’Élysée, quelle qu’elle soit. En Calédonie, le président du FLNKS appelle les élus non indépendantistes et les différentes communautés à reprendre le dialogue. Le Front maintient son rejet des accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot et continue de défendre la pleine souveraineté.
À l’approche du congrès du FLNKS, Christian Tein veut relancer les comités de lutte et y associer des sympathisants qui n’adhèrent à aucun parti. Pour se consacrer au Front, il envisage de quitter ses fonctions à l’Union calédonienne. Il pourrait officialiser ce départ lors du congrès de l’UC, du 13 au 15 novembre à Gohapin, à Poya. Le FLNKS débattra de ses orientations le 12 décembre à Ko We Kara.
La situation économique a également été abordée. Laurie Humuni a interpellé la majorité issue des provinciales sur l’emploi, rappelant que la Calédonie avait perdu 13 000 emplois salariés en deux ans. Après la signature du protocole de coopération avec l’Union européenne, l’élue demande que l’avenir des usines de nickel soit débattu en Calédonie et défend le maintien de la transformation du minerai sur place.
