On se demandait qui allait donner une voix adulte à cette mobilisation lycéenne, annoncée à la va-vite hier sur Facebook. L’UGPE répond présent et apporte « tout son soutien à ce mouvement spontané ».
Dans son communiqué, l’association décrit l’école calédonienne comme un « piètre copié-collé » de celle de France. Journées trop longues, enseignants non remplacés, programmes scolaires inadaptés, internats dégradés, difficultés de transport… : elle dresse une longue liste de reproches et invite les parents à « être prêts à se mobiliser aux côtés de nos jeunes ».
Ces difficultés méritent des réponses. Mais soutenir les élèves suppose aussi de penser à ceux qui veulent suivre leurs cours et préparer leurs examens. La jeunesse ne parle pas d’une seule voix, les parents non plus.
L’UGPE appelle les autorités à « engager le dialogue avec notre jeunesse scolarisée sans attendre ». Très bien. Encore faut-il que cette mobilisation débouche sur des solutions concrètes.
À quelques semaines du bac, les élèves ont aussi besoin d’heures de cours.

