La tension monte au Camp-Est. Un préavis de blocage du centre pénitentiaire de Nouméa est annoncé à compter du lundi 5 octobre, à 5h45. À l’origine de cet appel lancé par FO Justice : les travaux du quartier des mineurs et les conditions de sécurité des personnels.
Le conflit s’est durci après une réunion organisée le 29 septembre, à la suite d’un incident survenu quelques jours plus tôt. Les discussions portaient sur les travaux et le déplacement des détenus mineurs pendant le chantier.
Selon le syndicat, la direction a décidé de poursuivre les travaux avec les agents présents dans le quartier. Une solution alternative a été proposée puis rejetée. Le communiqué ne précise toutefois ni cette proposition ni la nature de l’incident.
Les personnels dénoncent une situation qui dure. Depuis plus d’un an, les agents du quartier des mineurs travaillent dans un bâtiment en travaux, avec des conditions qui se dégradent, affirme le communiqué. Celui-ci rapporte également que deux agents ont été empêchés de quitter la prison pour consulter un médecin et qu’un autre a été agressé dans un autre quartier de l’établissement.
Au-delà de ces événements, le syndicat pose la question de l’avenir du Camp-Est. Pour les représentants syndicaux, les travaux successifs et les budgets engagés ne répondent pas durablement aux difficultés de l’établissement. Ils réclament la construction d’une nouvelle prison à Nouméa.
L’appel au blocage marque une rupture dans les discussions avec la direction. Les revendications portent sur la sécurité et des conditions de travail dignes. Les modalités du mouvement et ses conséquences sur le fonctionnement de la prison ne sont pas précisées dans le communiqué.
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