Les policiers municipaux de Nouvelle-Calédonie pourront être équipés de revolvers ou de pistolets, sous conditions. Un décret publié le 29 septembre au Journal officiel lève la restriction qui excluait jusqu’ici ces armes de leur équipement.

Le décret n° 2026-899 du 28 septembre 2026 modifie les règles d’armement des polices municipales en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française. Le texte prévoit une entrée en vigueur dix jours après sa publication, soit le 9 octobre.

Les agents calédoniens pourront être autorisés à porter des revolvers utilisant des munitions de calibre .38 Special, ainsi que des pistolets de calibre 7,65 mm ou 9 mm. Jusqu’ici, ces armes de poing étaient expressément exclues du cadre réglementaire applicable sur le territoire.

Cette évolution fait écho aux demandes de renforcement de la protection des policiers municipaux, notamment après les violences de mai 2024. Les agents des communes du Grand Nouméa avaient alors été mobilisés aux côtés des autres forces de l’ordre.

Une autorisation pour chaque agent

L’armement ne sera pas automatique. Il restera soumis à une autorisation individuelle du haut-commissaire, à la demande du maire.

Les policiers concernés devront suivre une formation préalable et des entraînements réguliers au maniement de leur arme. Ces formations seront organisées par un centre de formation de la police nationale. Elles pourront également être dispensées par des policiers municipaux ou des gardes champêtres formés et habilités comme moniteurs.

Les communes qui souhaitent équiper leurs agents devront donc engager les démarches nécessaires. L’entrée en vigueur du décret ouvre cette possibilité, sans entraîner une distribution immédiate d’armes dans les services.