Un mois après son arrivée à la tête du Congrès, Virginie Ruffenach veut donner du rythme à l’institution. Faire travailler le Congrès malgré l’intersession, accélérer les procédures et surtout préparer les élus aux gros dossiers économiques et sociaux qui arrivent. C’est la ligne qui ressort de son premier bilan de présidence.
Première priorité : éviter plusieurs mois de fonctionnement au ralenti. En intersession, réunir le Congrès nécessite le gouvernement ou au moins 28 élus. Le compte a été atteint pour remettre en ordre de marche les commissions et permettre à la commission permanente de continuer à examiner les textes.
Virginie Ruffenach veut aussi raccourcir les circuits. Une réforme du règlement intérieur est déjà engagée pour réduire notamment les délais de convocation et permettre à l’institution de réagir plus rapidement. Les élus ont par ailleurs été formés en début de mandat sur plusieurs sujets clés, de la fiscalité au budget en passant par les compétences de la Nouvelle-Calédonie.
Mais le plus lourd reste évidemment à venir. Les finances calédoniennes vont rapidement revenir au centre de la table. Une présentation complète de la situation budgétaire doit être faite à l’ensemble des élus afin que chacun parte, au moins, du même constat avant les prochains arbitrages.
Et le dossier va rapidement dépasser les murs du boulevard Vauban. Une mission transpartisane réunissant les différentes tendances politiques doit se rendre à Paris pour défendre les besoins financiers du territoire auprès de l’État. Relance économique, emploi, comptes sociaux et retraites : la liste donne déjà une idée de l’ampleur du chantier.
Autre nouveauté, la Commission d’évaluation des politiques publiques va réellement entrer en fonction. Son premier travail sera consacré à l’alcoolisme, avec un état des lieux des mesures déjà mises en œuvre en Nouvelle-Calédonie.
La présidente profitera du déplacement parisien pour avancer avec le Sénat sur le vote électronique, présenté comme un moyen de moderniser et fluidifier le fonctionnement du Congrès.
Enfin, l’institution veut davantage ouvrir ses portes. Des rendez-vous avec le public sont annoncés autour de la culture, de la nature ou encore de la mémoire calédonienne. Une manière aussi de sortir un peu le Congrès de ses seules batailles politiques et institutionnelles.
Un mois après son arrivée au perchoir, Virginie Ruffenach a donc posé son calendrier et sa méthode. Reste désormais à les confronter aux dossiers les plus lourds : finances publiques, emploi, comptes sociaux et retraites.

