La visite médicale à l’école ne se résume pas à quelques tests et à un contrôle du carnet de vaccination. En Nouvelle-Calédonie, elle constitue aussi l’un des rares moments où plusieurs milliers d’enfants peuvent être examinés et où certaines difficultés, parfois passées jusque-là sous les radars, peuvent être détectées.

En 2025, 7 363 enfants ont ainsi bénéficié d’une visite de santé scolaire dans les trois provinces, principalement en grande section, CE1 et 6e.

Les professionnels recherchent des problèmes très concrets : troubles de la vue ou de l’audition, problèmes bucco-dentaires, difficultés liées à l’alimentation ou encore besoin d’un suivi en orthophonie. Lorsqu’une anomalie est repérée, l’enjeu est ensuite d’orienter l’enfant vers le professionnel ou la prise en charge adaptée.

Un autre indicateur retient davantage l’attention : la santé mentale des collégiens. Parmi les élèves de 6e examinés, la proportion de jeunes présentant un niveau de santé mentale considéré comme faible atteint 8 % en province Sud, contre 2 % dans les Îles, selon les données présentées par le gouvernement.

Côté vaccination, le constat est plutôt rassurant : plus de huit enfants examinés sur dix disposaient en 2025 d’un schéma vaccinal à jour.

Reste une difficulté : dépister ne signifie pas forcément soigner. Une fois un problème identifié, encore faut-il que les parents soient informés, que les données circulent entre les différents professionnels et surtout que l’enfant accède effectivement aux soins.

C’est sur ce point que médecins, infirmiers, personnels de l’Éducation nationale, provinces et acteurs sanitaires se sont retrouvés le 10 août. L’objectif est d’harmoniser les pratiques et d’éviter qu’un problème détecté lors d’une visite scolaire reste ensuite sans suite.

La santé scolaire relève des compétences transférées à la Nouvelle-Calédonie depuis 2012. Avec plus de 7 000 enfants examinés chaque année, elle offre surtout une photographie précieuse de leur état de santé, à condition bien sur que le dépistage débouche, lorsque c’est nécessaire, sur une véritable prise en charge.