Acheter un jeu sur disque pourrait bientôt appartenir au passé. Sony a confirmé son intention d’abandonner progressivement ce format au profit du téléchargement, une évolution qui marque un tournant pour l’industrie du jeu vidéo et ne fait pas l’unanimité auprès des joueurs.

Cette évolution se concrétise dès cette année avec GTA VI. Attendu le 19 novembre 2026, le très attendu titre de Rockstar Games sera vendu dans un boîtier ne contenant qu’un code de téléchargement, sans disque. Une annonce qui a provoqué des appels au boycott et de nombreuses critiques sur les réseaux sociaux.

Les joueurs regrettent la disparition du support physique, qui permet de prêter un jeu, de le revendre sur le marché de l’occasion ou encore de le conserver dans une collection. Certains internautes affirment avoir résilié leur abonnement PlayStation Plus ou annulé leurs précommandes en réaction à cette nouvelle orientation.

Sony justifie cette évolution par les nouvelles habitudes des joueurs. Selon le constructeur, les ventes de jeux en téléchargement sont passées de 13 % en 2013 à près de 80 % en 2025 sur PlayStation.
Un argument contesté par de nombreux utilisateurs, qui dénoncent des prix souvent identiques à ceux des versions sur disque, malgré l’absence de coûts de fabrication et de distribution.

Au-delà des habitudes des joueurs, cette transition pourrait fragiliser les boutiques spécialisées, les collectionneurs et le marché de l’occasion. Elle relance également le débat sur la propriété des jeux achetés en ligne : contrairement à un disque, un jeu dématérialisé reste lié à une plateforme, faisant craindre à certains utilisateurs de ne plus réellement posséder les titres qu’ils achètent.

Avec cette décision, Sony confirme son engagement vers un modèle entièrement numérique. Une évolution qui semble désormais inéluctable pour l’industrie, mais qui ne fait pas l’unanimité auprès des passionnés.