Deux habitants de la côte Est comparaîtront en décembre devant le tribunal correctionnel après avoir publié sur Facebook des messages appelant à de nouvelles violences en Nouvelle-Calédonie. Diffusés quelques jours avant le 13 mai, ces propos ont été repérés par l’antenne cybercriminalité de la gendarmerie.
Les investigations, menées par la section de recherches de Nouméa et son antenne spécialisée dans la cybercriminalité, ont permis d’identifier plusieurs messages publiés sur le réseau social dans un contexte jugé particulièrement sensible.
Le premier mis en cause, un homme de 51 ans domicilié à la tribu de Koulnoué, à Hienghène, est soupçonné d’avoir publié entre le 7 et le 10 mai un message visant le ministre des Outre-mer, Manuel Valls, dans lequel il évoquait notamment un « 13 mai bis » si la situation politique ne changeait pas. Sans antécédent judiciaire, il a reconnu les faits lors de son audition, expliquant avoir publié ce message sans réfléchir aux conséquences.
Le second, âgé de 49 ans et résidant à la tribu de Néaria, à Houaïlou, est poursuivi pour avoir réagi à cette publication en appelant à « refoutre le feu au pays » et à s’en prendre à tout ce qui représente l’État français et la colonisation en Kanaky.
Déjà connu de la justice pour des infractions routières, il a affirmé avoir écrit ces propos sous le coup de la colère, assurant qu’il s’agissait de « paroles en l’air ».
À l’issue de leur garde à vue, les deux hommes ont reçu une convocation par procès-verbal devant le tribunal correctionnel. Ils seront jugés pour provocation directe et publique à la commission d’un crime ou d’un délit, une infraction passible de cinq ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende lorsqu’elle n’est pas suivie d’effet.

