À quelques semaines des élections provinciales, le sénateur Robert Xowie a de nouveau dénoncé au Sénat le regroupement des bureaux de vote à Nouméa. Une contestation portée depuis plusieurs mois par les indépendantistes, qui continuent de dénoncer les conséquences de ce dispositif sur la participation électorale.

Le regroupement des bureaux de vote à Nouméa reste un sujet de controverse à l’approche du scrutin provincial du 28 juin. Lors des Questions au gouvernement au Sénat, Robert Xowie a une nouvelle fois demandé à l’État de revoir l’organisation mise en place après les événements de 2024.

Le sénateur indépendantiste estime que la concentration des bureaux de vote sur neuf sites pourrait compliquer l’accès aux urnes pour une partie des électeurs et contribuer à l’abstention. Il s’appuie notamment sur une étude évoquant un allongement des distances à parcourir pour certains habitants ainsi que sur les chiffres de participation enregistrés lors des dernières municipales.

Face à ces critiques, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a rappelé que le dispositif avait été validé par la justice et que les données disponibles ne permettaient pas d’établir un lien entre cette organisation et une baisse de la participation. Elle a également souligné les ajustements réalisés pour les provinciales, avec l’ouverture de nouveaux centres de vote à Kaméré et à Rivière-Salée.

Si le débat porte officiellement sur l’accessibilité des bureaux de vote, il s’inscrit aussi dans un contexte politique plus large. Contesté depuis plusieurs mois par les mouvements indépendantistes, le dispositif continue d’alimenter les échanges à l’approche d’un scrutin particulièrement attendu. Les conditions d’organisation du vote figurent désormais parmi les sujets de vigilance régulièrement soulevés par plusieurs responsables politiques, au même titre que la participation et le bon déroulement des opérations électorales.

À trois semaines de l’échéance, aucun changement majeur n’est envisagé. Mais la question des bureaux de vote demeure l’un des points de tension persistants de la campagne, preuve que l’organisation du scrutin reste, elle aussi, un enjeu politique à part entière.