[MISE A JOUR] Pour pallier à cette situation, la province Sud a mis en place plusieurs opérations de distribution physique des chèques Solidarité dans différentes communes.
Après une première opération menée à Païta le 19 mai, d’autres distributions sont prévues
au CMS de Dumbéa-sur-Mer le 20 mai,
au CMS de Boulari le 21 mai
au CMS de l’Île des Pins le 22 mai, afin de faciliter l’accès au dispositif pour les familles les plus éloignées des démarches en ligne.


44 650 enfants éligibles. Seulement 17 000 dossiers déposés. La question mérite d’être posée : comment expliquer qu’autant de familles passent encore à côté d’une aide de 6 000 francs par enfant ?

Lancé fin avril par la province Sud, le dispositif SudSolidarité permet aux familles de bénéficier, sans condition de ressources, d’une aide destinée à alléger les dépenses du quotidien. Financée grâce à une dotation exceptionnelle de l’État, elle peut prendre la forme d’une réduction sur les frais de cantine scolaire ou d’un bon d’achat pour l’alimentation et l’habillement. Les enfants de la crèche au lycée sont concernés et les démarches restent ouvertes jusqu’au 31 mai.

Depuis des mois, tout le monde parle du coût de la vie, des cantines trop chères, des difficultés du quotidien. Pourtant, malgré ce dispositif, plus de la moitié des bénéficiaires potentiels n’ont toujours pas effectué la moindre démarche.

Simple manque d’information ? Fatigue administrative ? Décrochage vis-à-vis des institutions ? Ou bien une partie de la population attend-elle désormais que tout soit automatique, immédiat, sans formulaire ni justificatif ?

Car les institutions communiquent, les établissements scolaires relaient l’opération, les démarches existent en ligne… mais des milliers d’aides restent encore inutilisées.

Et demain, entendra-t-on encore que « rien n’est fait pour les familles » alors qu’une partie des dispositifs proposés ne sont même pas réclamés ?


Les familles ont jusqu’au 31 mai pour effectuer leur demande sur le site de la province Sud. Le dispositif permet d’obtenir 6 000 francs par enfant, de la crèche au lycée, sous forme de réduction de cantine ou de bon d’achat alimentaire et vestimentaire.