Les Loyalistes remettent la pression sur la question du corps électoral en Nouvelle-Calédonie. Dans un communiqué diffusé lundi, le mouvement estime que l’intégration des natifs calédoniens au corps électoral spécial provincial constitue « une première avancée nécessaire », mais juge la réforme encore insuffisante.
Bien que le Sénat et le Congrès de la Nouvelle-Calédonie aient voté en faveur d’une proposition de loi sur le dégel des natifs, Les Loyalistes dénoncent le maintien du gel du corps électoral instauré en 2007, qu’ils qualifient de « passage en force de l’État au bénéfice des indépendantistes ». Le mouvement considère que cette situation prive encore aujourd’hui des milliers de Calédoniens de leur droit de vote aux élections provinciales.
Le parti soutient donc sans ambiguïté l’intégration des natifs calédoniens, jugeant « inacceptable » que des citoyens français nés sur le territoire ne puissent pas participer à l’élection des institutions administrant le territoire. Les Loyalistes regrettent également que les conjoints de citoyens calédoniens durablement installés sur le territoire ne soient pas concernés par le texte actuellement discuté.
Le communiqué cible directement le sénateur Georges Naturel, accusé d’avoir « cédé aux exigences des indépendantistes » en acceptant leur exclusion du dispositif.
Plus largement, Les Loyalistes estiment que des « dizaines de milliers de Calédoniens durablement établis sur le territoire » restent toujours exclus du droit de vote provincial malgré leur participation à la vie du pays. Le mouvement appelle enfin l’État à engager rapidement une révision constitutionnelle permettant « l’ouverture la plus large possible du corps électoral », qu’il juge conforme aux principes démocratiques de la République.
De son côté, l’UC-FLNKS dénonce une remise en cause de l’Accord de Nouméa. Dans un avis daté du 18 mai 2026, le groupe indépendantiste estime que toute évolution du corps électoral doit s’inscrire dans un accord politique global et consensuel, et non dans une réforme partielle. Le mouvement pointe également plusieurs risques juridiques et affirme que le gel électoral demeure l’un des piliers du processus de décolonisation.
Après son adoption au Sénat lundi, le texte doit désormais être examiné par l’Assemblée nationale
