Le dispositif d’allocation de maintien de l’emploi a pris fin au 31 décembre 2025. Depuis cette échéance, aucune visibilité claire n’a été donnée sur sa reconduction ni sur la mise en place d’un mécanisme de remplacement. Une situation qui inquiète fortement les entreprises calédoniennes, alors que l’économie du territoire reste fragilisée par les conséquences des événements de mai 2024.

Mis en place dans un contexte de crise aiguë, ce dispositif a constitué, pendant plus d’un an, le principal rempart contre un effondrement social massif. Pour les TPE et PME, largement majoritaires dans le tissu économique local, il ne s’agissait pas d’une aide de confort, mais d’un outil de survie. Dès 2025, les représentants du monde économique avaient alerté sur la nécessité de maintenir ce soutien pour éviter une vague de licenciements que le territoire n’était pas en mesure d’absorber.

Aujourd’hui, la fin du dispositif place de nombreuses entreprises dans une situation critique. L’activité reste dégradée dans plusieurs secteurs, les trésoreries sont sous tension et les perspectives de reprise demeurent incertaines. Sans filet de sécurité, certains employeurs expliquent ne plus disposer des marges nécessaires pour maintenir l’ensemble de leurs effectifs.

Les conséquences commencent déjà à se faire sentir. En l’absence de reconduction ou de solution alternative, des décisions difficiles sont envisagées dans plusieurs entreprises. Pour les employeurs, l’équation est directe : sans aide au maintien de l’emploi, les licenciements deviennent difficilement évitables. Une dynamique qui pourrait rapidement se traduire par une hausse brutale du chômage et une fragilisation accrue des ménages.

Dans ce contexte, CPME Nouvelle-Calédonie appelle les institutions à clarifier rapidement leurs intentions et à apporter de la visibilité aux entreprises, estimant que la préservation de l’emploi reste une condition essentielle à toute reprise économique.

Dans une Nouvelle-Calédonie encore marquée par la crise de 2024, l’absence de décision rapide sur l’avenir du maintien de l’emploi fait désormais peser un risque social durable sur les entreprises, les salariés et l’ensemble du tissu économique du territoire.