Le gouvernement a adopté un projet de loi du pays modifiant le code minier afin de permettre, sous certaines conditions, l’exportation de minerais issus des réserves géographiques métallurgiques. Jusqu’à présent, ces zones stratégiques étaient réservées à l’alimentation des usines métallurgiques implantées sur le territoire.

L’exécutif justifie cette évolution par les difficultés persistantes rencontrées par l’industrie calédonienne du nickel, confrontée depuis plus de dix ans à une concurrence internationale accrue. L’objectif affiché est de donner davantage de souplesse aux métallurgistes afin de soutenir leurs plans de redressement et favoriser un retour à la rentabilité.

Le dispositif prévoit que seules les entreprises métallurgiques pourront bénéficier de ces dérogations, pour des périodes pouvant aller jusqu’à dix ans.
Les demandes devront être accompagnées d’engagements concrets en matière de redressement économique et feront l’objet d’un examen préalable avant validation par le gouvernement.

Les réserves concernées sont celles de Tiébaghi, de Koniambo et du Sud latéritique, dont les ressources restent aujourd’hui destinées aux usines locales. Le texte maintient toutefois une priorité aux opérateurs calédoniens : les minerais devront d’abord être proposés aux usines du territoire avant de pouvoir être exportés.

Le projet va désormais être transmis aux différentes instances consultatives avant son examen par le Congrès de la Nouvelle-Calédonie.