Face à la dégradation rapide de la situation de la filière nickel, les principales organisations patronales et syndicales de Nouvelle-Calédonie ont interpellé la présidente du Congrès par courrier, alertant sur le risque d’un choc économique et social majeur. Les signataires appellent les élus à agir sans délai pour éviter l’effondrement d’un secteur jugé stratégique pour le territoire.
Dans cette lettre datée du 20 janvier 2026, les partenaires sociaux évoquent la situation critique des trois usines métallurgiques calédoniennes, qu’elles soient en activité ou à l’arrêt, et l’absence de consensus politique sur une stratégie nickel commune. Selon eux, la filière fait vivre directement ou indirectement plus de 10 000 salariés et conditionne l’équilibre des comptes sociaux, de la fiscalité et du système énergétique.
« Rien ne saurait justifier la désintégration à court terme de la filière nickel calédonienne, y compris la disparition des deux usines métallurgiques encore en activité », écrivent-ils, estimant qu’un tel scénario provoquerait un choc comparable à la crise économique ayant suivi les émeutes de mai 2024.
Les signataires rappellent également que le nickel calédonien s’inscrit au cœur des stratégies françaises et européennes liées aux transitions énergétique et technologique. Ils appellent l’État à s’engager aux côtés du territoire, notamment sur les volumes d’achats et sur le coût de l’énergie.
Concrètement, ils demandent à être auditionnés par la commission spéciale nickel du Congrès avant février 2026, ainsi qu’un engagement clair de l’institution avant fin mars sur un plan de redressement de la filière, intégrant notamment le dossier de KNS. Estimant que « le temps est compté », ils en appellent à une mobilisation rapide des élus pour éviter une crise durable.
