L’Institut d’émission d’outre-mer (IEOM) a publié son dernier observatoire semestriel sur les tarifs bancaires. Ce rapport compare les frais appliqués aux particuliers en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française à ceux pratiqués dans l’Hexagone.
Globalement, les prix restent stables dans les deux territoires. Sur les services bancaires les plus courants (retraits, virements, carte, prélèvements…), près de la moitié affichent des niveaux comparables ou inférieurs à ceux observés en métropole. Deux d’entre eux sont même gratuits sur l’ensemble des collectivités.
En Nouvelle-Calédonie, seule la cotisation à une assurance perte ou vol des moyens de paiement a légèrement augmenté depuis avril. En Polynésie française, la hausse concerne principalement l’abonnement aux alertes SMS liées au solde du compte. Tous les autres tarifs sont restés inchangés.
Les frais de rejet de chèque ou de prélèvement sont également stables en Nouvelle-Calédonie. En Polynésie, une légère hausse est notée sur les rejets de prélèvement.
Un point d’attention concerne toutefois les cartes à autorisation systématique, qui ne permettent pas de dépenser au-delà du solde disponible. Conçues pour limiter les risques de découvert, notamment chez les clients les plus fragiles, ces cartes restent pourtant plus chères que dans l’Hexagone, aussi bien en Nouvelle-Calédonie qu’en Polynésie. Aucune des grandes banques calédoniennes n’a encore atteint l’objectif de rapprochement tarifaire fixé par l’accord triennal signé fin 2024. En Polynésie, plusieurs établissements dépassent également la moyenne nationale. Seul l’OPT-NC propose un tarif inférieur à celui de la métropole, ce qui atténue l’écart global.
Ces constats s’inscrivent dans le cadre des accords de modération tarifaire en cours dans les deux collectivités. Ces dispositifs prévoient la gratuité de plusieurs services essentiels, ainsi qu’un encadrement spécifique des tarifs pour les publics les plus vulnérables.
