À la veille du passage au Congrès du projet de loi organisant une consultation anticipée autour de l’accord de Bougival, le FLNKS hausse le ton. Dans un communiqué publié ce dimanche, le mouvement estime que l’État cherche à imposer un calendrier « unilatéral », alors que les discussions politiques ne sont pas terminées.
Pour le FLNKS, les élus se retrouvent à devoir trancher un texte qui vise surtout à « légitimer un projet d’accord rejeté en bloc ». Le mouvement souligne que la contestation dépasse désormais son propre camp : « Plusieurs responsables politiques locaux expriment aussi leurs réserves », rappelle-t-il.
Sur la méthode, le ton est tout aussi critique. « Après de nombreuses volte-face, l’État cherche une fois de plus à imposer son propre calendrier », regrette le FLNKS, qui rappelle qu’un temps avait été accordé pour tenter de « construire un accord réellement consensuel ».
Autre point sensible : l’idée d’un vide juridique en Nouvelle-Calédonie. Le FLNKS dément fermement. « L’Accord de Nouméa est toujours en vigueur », insiste-t-il, dénonçant une communication qui selon lui grossit artificiellement l’urgence.
La date du 15 mars, choisie pour la future consultation, est elle aussi dans le viseur. Le mouvement la juge « irresponsable et absurde », estimant qu’elle arrive en plein calendrier municipal, ce qui « démontre un mépris pour nos édiles ».
Dans ce contexte, le FLNKS en appelle à l’apaisement et à la mobilisation citoyenne. « La raison et la sagesse doivent l’emporter », écrit-il, tout en alertant sur les « passages en force » qui pourraient encore dégrader le climat social.
Pour marquer sa position, le FLNKS annonce un sit-in pacifique devant le Congrès lundi à partir de 13 heures. Il demande également aux parlementaires français de rejeter le projet de loi afin de « ne pas répéter les erreurs de l’an dernier ».
Le communiqué se conclut sur un message de calme : « La sérénité et la responsabilité doivent guider nos actions au nom de l’intérêt général. »
