Réuni en séance plénière, le Comité opérationnel territorial anti-fraude (COTAF) a dressé le bilan de son action et défini ses priorités pour l’année 2026. Depuis sa création en 2019, le dispositif n’a cessé de monter en puissance pour lutter contre le travail illégal et les atteintes aux finances publiques.

Coprésidé par le haut-commissaire de la République, le président du gouvernement et le procureur de la République, le COTAF s’appuie sur une vingtaine de services de l’État, du gouvernement et des collectivités.

Objectif : mieux détecter les fraudes, renforcer les échanges interservices et organiser des opérations conjointes de contrôle sur le terrain.

Bilan chiffré : plus de 52 opérations depuis 2019

Le comité a mené 52 opérations de terrain en six ans, mobilisant plus de 4 600 agents et aboutissant à la constatation de près de 1 000 infractions. La valorisation financière des fraudes détectées dépasse le milliard de francs CFP, soit plus d’un million d’euros

L’année 2023 marque un pic d’activité avec 16 opérations, 808 personnes contrôlées et plus de 34 millions de francs d’infractions relevées. En 2025, ce sont déjà 10 opérations qui ont été menées, impliquant 815 personnes contrôlées et plus de 9 millions de francs d’infractions détectées

De nouvelles priorités pour 2026

Le plan d’action du COTAF pour l’année à venir s’articule autour de quatre axes prioritaires :

La lutte contre le travail dissimulé dans tous les secteurs ; Le contrôle des ventes d’alcool illicites ; Le renforcement des contrôles sur les sociétés de sécurité privée ; La régulation du transport de personnes

Ces thématiques s’inscrivent dans la continuité des actions engagées, tout en s’adaptant aux évolutions des pratiques frauduleuses sur le territoire.

Une mobilisation interservices essentielle

Piloté par un secrétariat permanent, le COTAF rassemble notamment les forces de l’ordre (police, gendarmerie, douanes), les services de l’emploi, des finances publiques, de la concurrence, du travail, de la santé ou encore les collectivités provinciales et communales.

Outre les réunions plénières, des formations restreintes sont organisées en lien avec les actions judiciaires à venir, sous l’égide du procureur de la République. Deux réunions opérationnelles ont ainsi eu lieu en 2025 pour préparer les futures interventions de terrain