Fumer ou vapoter revient au même pour la loi calédonienneLe Gouvernement a modifié la délibération n°79 du 15 juin 2005, qui encadre la lutte contre le tabagisme et l’alcoolisme. Objectif : mettre fin aux zones d’ombre autour des cigarettes électroniques et renforcer le cadre légal.

Les produits de vapotage désormais dans le viseur
Depuis 2021, les produits de vapotage sont officiellement soumis aux mêmes interdictions que le tabac : interdiction de publicité, de propagande ou de distribution gratuite, interdiction de vente aux mineurs
Mais jusqu’ici, le texte n’était pas toujours explicite sur le sujet, ce qui permettait à certains professionnels d’en contourner l’esprit. Pour clarifier les choses, le projet de texte récemment examiné propose d’inscrire noir sur blanc la mention « produits de vapotage » dans le corps de chaque article concerné. Une manière de verrouiller l’interprétation et de garantir l’application effective de la loi.

Interdiction des « puffs » et contrôle des recharges
En parallèle, l’importation des cigarettes électroniques jetables, les fameuses « puffs », est interdite depuis avril 2022 car jugées trop attractives pour les jeunes. D’autres mesures s’appliquent aussi aux recharges : taux de nicotine limité, volume des flacons encadré, étiquetage obligatoire avec des mentions sanitaires bien visibles.

Le tabagisme reste largement répandu en Nouvelle-Calédonie, même s’il a nettement reculé ces dernières années, en grande partie sous l’effet de la hausse du prix des cigarettes. Selon les sources, entre 35 % et 45 % des adultes fument encore. Le tabac demeure ainsi un enjeu majeur de santé publique.
De leur côté, les produits de vapotage connaissent un usage croissant, en particulier chez les jeunes, ce qui a conduit les autorités à renforcer le cadre réglementaire. En revanche, les données récentes sur les vapoteurs réguliers restent limitées : à ce jour, il n’existe pas de statistiques publiques 2024–2025 suffisamment précises et distinctes.